Le premier patient a subi une intervention chirurgicale pour implanter un implant cérébral Neuralink plus tôt cette année. Malheureusement, il y a quelques jours, il s'est avéré qu'il y avait des problèmes qui devaient être résolus immédiatement.

Neuralink a signalé que plusieurs fils fins attachés à la puce intégrée dans l'implant avaient changé de position, ce qui a causé quelques problèmes de transmission des données. Au début, il semblait que l’implant devait être retiré. Heureusement, il s’est avéré que l’on pouvait remédier à ce problème en augmentant la sensibilité de l’implant. La procédure a réussi et l’implant a repris son fonctionnement normal.

Le premier patient Neuralink à subir cette procédure souffre depuis huit ans de tétraplégie, acquise grâce à la plongée. En janvier, une puce spéciale a été implantée dans le cadre du programme Precise Robotically Implanted Brain-Computer Interface. Le programme vise à tester la sécurité de l'implant et la fiabilité du fonctionnement du robot chirurgical effectuant l'ensemble de la procédure.

Les patients couverts par le programme se font poser un implant dans la partie du cerveau responsable du mouvement. L'implant envoie des signaux générés par le cerveau à l'application. De cette manière, le patient peut contrôler les pensées de l'ordinateur, notamment le mouvement du curseur, et contrôler le clavier en indiquant la touche sur laquelle appuyer. Un mois après l'opération d'implantation, il s'est avéré que l'implant répondait aux attentes et que le patient était capable de contrôler une souris d'ordinateur avec ses pensées.

A terme, l'ambition de Neuralink est d'utiliser des implants pour connecter le cerveau humain aux ordinateurs afin d'aider, par exemple, les personnes paralysées à contrôler leur smartphone ou leur ordinateur, ou encore les aveugles à retrouver la vue. On sait déjà que le premier produit commercial de l’entreprise s’appelait Telepathy. Cependant, le chemin pour y parvenir est long et les patients ne pourront pas utiliser cette technologie dans un avenir proche. Il doit d’abord être minutieusement testé par des centres médicaux indépendants, puis officiellement accepté par les autorités réglementaires compétentes.

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