Fait intéressant, selon Hunter NG, Les offres fantômes sont également un élément des jeux intra-entreprise. De cette manière, les services RH peuvent facilement créer l’illusion d’une forte activité, ce qui augmente leur valeur pour l’entreprise.

À l'échelle macro, les offres fantômes affectent des indicateurs économiques tels que la courbe de Beveridge (https://mfiles.pl/pl/index.php/Krzywa_Beveridge%27a), déformant l'image de la relation entre chômage et postes vacants. L'auteur suggère donc la nécessité d'une plus grande transparence dans la publication des annonces et d'envisager d'éventuelles réglementations limitant cette pratique.

D'autres raisons de s'inquiéter

Il est intéressant de noter qu’un travail fantôme est une autre nuance de phénomènes négatifs dans l’espace numérique. Il existe déjà un terme appelé travail fantôme, popularisé par les chercheurs Mary Gray et Siddartha Suri en 2019. Il fait référence au travail effectué à distance et dans l'espace numérique, comme le marquage et la relecture de contenu, qui s'effectue sans statut d'emploi formel.

Photo Shutterstock/Photon

De plus en plus de chercheurs et d'entreprises s'attaquent au problème des « emplois fantômes », analysant leur impact sur le marché du travail et les stratégies utilisées par les employeurs. Une étude menée par MyPerfectResume a montré que jusqu'à 81 % des recruteurs admettent avoir publié de fausses offres d'emploi. Les auteurs de l'analyse interprètent les intentions de ces pratiques de la même manière que celles de Ng : constituer une base de talents, tester les marchés ou améliorer l'image de l'entreprise. Les postes spécialisés en informatique, tels que les ingénieurs en IA, les analystes de données ou les développeurs de logiciels, nécessitent des compétences uniques. Les entreprises publient des emplois fantômes pour surveiller en permanence la disponibilité de ces spécialistes et leurs attentes salariales. Dans le secteur technologique, cette pratique résulte principalement de la nécessité de constituer un vivier de talents et de rechercher la disponibilité de spécialistes. Les entreprises utilisent également ces pratiques pour tester l'efficacité des publicités et surveiller la concurrence.

Publier des contrefaçons, ça rapporte

Une enquête menée cette année auprès de plus de 1 600 managers par ResumeBuilder a révélé que plus de 80 % des recruteurs publiaient des offres d'emploi sans avoir l'intention de les combler, et 41 % indiquaient que plus de la moitié des offres étaient frauduleuses. 40 % des entreprises du secteur technologique ont publié de fausses offres l’année dernière, et 79 % d’entre elles avaient encore de telles publicités actives.

Les fausses annonces concernent différents niveaux d'emploi : niveau d'entrée (63 %), niveau intermédiaire (68 %), niveau supérieur (53 %) et postes de direction (45 %). Les supports les plus fréquemment utilisés pour cette désinformation sont les sites Web des entreprises (72 %), LinkedIn (70 %), Zip Recruiter (58 %), Indeed (49 %) et Glassdoor (48 %). La plupart des offres fantômes restent actives pendant un mois (31 %), plusieurs semaines (28 %) et dans certains cas même un an ou plus (9 %).

A lire également