Comme vous le savez, Microsoft tente depuis longtemps de réduire les émissions de substances nocives – principalement du dioxyde de carbone – dans l'atmosphère. L'entreprise a élaboré un plan de décarbonation, grâce auquel ses usines et ses centres de données devraient émettre 50 % de gaz à effet de serre en moins dans l'atmosphère en 2030 qu'en 2020. Cela sera très difficile étant donné qu'en 2023, les émissions de gaz nocifs dans l'atmosphère non seulement n'ont pas diminué, mais ont augmenté de 30 %. La principale responsable de cet état de fait est l’intelligence artificielle. On le sait, les applications d’IA doivent disposer de serveurs puissants, très consommateurs d’énergie.

Des matériaux tels que l’acier et le béton sont utilisés pour construire les centres de données (il s’agit bien entendu de bâtiments et non de leurs équipements). Les usines qui les produisent émettent d’énormes quantités de gaz à effet de serre. Il suffit de dire que l'acier est responsable de 7 % de toutes les émissions de ces gaz, et dans le cas du béton, de 8 %. D'où l'idée d'utiliser d'autres matériaux, disons écologiques, comme le bois. C'est pourquoi Microsoft souhaite remplacer l'acier et le béton par des poutres spéciales en bois lamellé-croisé, très solides et ignifuges. La société annonce que les premiers centres de données de ce type seront construits en Virginie.

De telles poutres sont fabriquées en collant ensemble de nombreuses couches de bois disposées dans des directions alternées, qui sont ensuite pressées pour former un panneau solide. Cette technologie est connue sous l'abréviation CLT (Cross-Laminate Timber). Le matériau utilisé pour produire de tels panneaux est l’épicéa ou le pin, qui sont très bon marché. Les panneaux remplacent les éléments en béton épais qui constituent la structure du bâtiment, notamment les murs, les sols et les plafonds. Microsoft affirme que l'utilisation du bois réduira ce qu'on appelle empreinte carbone d'un tiers et, dans le cas du béton, jusqu'à 65 %.

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