J’ai créé une application complète et fonctionnelle en une journée le week-end dernier.

Enfin, moins d’une journée si l’on ne compte pas le temps que j’ai passé à attendre que Claude Code fasse le travail. L’idée est née du fait que ma sœur avait du mal à suivre un projet de croissance personnelle qu’elle avait entrepris. Cela a fonctionné pour elle, mais étant moi-même, je me suis dit : « Je peux créer une application pour ça !

Alors je l’ai fait.

Le temps écoulé entre ma sœur me parlant de son projet personnel et le moment où j’avais une application fonctionnelle et utilisable fonctionnant sur Cloudflare Workers était littéralement de 48 heures. Le temps total que j’ai passé à décrire, concevoir et construire le projet à l’aide de GStack était peut-être de quatre heures. Et pendant trois de ces heures, je travaillais sur la liste de lecture de mon blog pendant que Claude Code se concentrait sur le projet.

Cela ne ressemblait même pas à du travail. Mes révisions de code consistaient à remarquer ce que Claude écrivait au fur et à mesure que le code défilait et peut-être à poser une ou deux questions sur la direction que prenait Claude. Je ne me suis pas arrêté une seule fois pour examiner la composition du code du projet. Je ne pouvais pas embellir un site Web pour me sauver la vie (est-ce que quelqu’un vraiment tu comprends CSS ?) mais le résultat final était magnifique. La base de données a été correctement conçue en un clin d’œil. Il a été opérationnel en à peine plus de temps qu’il ne m’en a fallu pour lire mon courrier électronique du matin.

C’était glorieux. Superbe. Mais ça a laissé un petit trou dans mon âme.

Dans le passé, beaucoup d’entre nous ont bricolé ce genre de projets parallèles. Nous avons eu une idée, nous l’avons concrétisée dans notre esprit et nous avons commencé à construire. Nous devions connaître et construire chaque détail. Peut-être avons-nous choisi un nouveau langage ou un nouveau framework pour en faire un projet d’apprentissage. Cela prendrait un certain temps, mais nous finirions par mettre quelque chose en place et opérationnel. Nous passions des heures à bricoler la conception de la base de données, à concevoir soigneusement l’interface utilisateur et à créer les structures de données pour représenter les entités. Nous avons soigneusement élaboré la hiérarchie des objets, en retravaillant les choses pour nous assurer qu’elle était parfaite.

Si nous avions de la chance, nous constaterions que les heures s’étaient écoulées en un instant, que nous avions atteint « l’état de flux » tant convoité que nous aimons tant. Nous pourrions passer tout un samedi après-midi au clavier, produisant quelque chose de très satisfaisant et épanouissant.

Cela pourrait prendre quelques mois de ces week-ends avant que nous ayons quelque chose qui fonctionne réellement. Et, trop souvent, c’était à ce moment-là qu’une autre idée brillante surgissait et nous passions à ce nouveau projet, abandonnant la première idée à environ 70 % du cheminement.

Parfois, quelque chose était terminé et nous l’envoyions au monde entier. Mais je suppose que les efforts abandonnés de plusieurs projets, où « les 20 % restants prennent 80 % du temps », sont nombreux à joncher nos disques durs.

Malheureusement, ces jours sont éternels, car vous pouvez désormais terminer et expédier votre projet en une journée. La lutte est terminée. L’état de flux dont nous jouissons tant ne semble pas faire partie de ce processus. Tirez, avec les outils et la configuration appropriés, vous pouvez travailler sur trois de ces projets parallèles, en passant de l’un à l’autre au fur et à mesure que chacun exécute ses dernières instructions.

Ne vous méprenez pas. Je trouve stupéfiant ce qu’on peut faire un samedi avec Claude Code et je trouve cela passionnant. Mais la lutte et le travail vont aussi me manquer. Coder est amusant – très amusant – mais je ne peux plus justifier de passer tout le temps nécessaire à construire quelque chose à la main.

Dans dix ans, bon nombre d’entre nous, vieux barbus gris, deviendrons nostalgiques du bon vieux temps où nous devions utiliser un éditeur de code. « Les enfants d’aujourd’hui n’en ont aucune idée ! » Je serai là avec eux, mais pendant ce temps, je créerai des applications avec Claude Code.

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