Vous êtes tout le temps somnolent et fatigué et vous pensez que c’est la faute de votre smartphone ? Avez-vous pensé à le remplacer par quelque chose de plus simple qui réduirait le nombre de notifications et de distractions ? L’histoire d’un journaliste technologique peut être pour vous une mise en garde.
La tendance digital detox prend de l’ampleur, et les dumbphones connaissent une seconde jeunesse. Patrick Schneider, journaliste technologique habitué à passer plus de deux heures par jour devant un écran, a décidé de vérifier par lui-même. Il a abandonné son Galaxy S24 Ultra pendant une semaine et est passé au Nokia 3210 rafraîchi. Il pensait vivre une idylle au rythme des années 90. La réalité s’est avérée plus compliquée.
Des problèmes avant même que ça commence
Le premier obstacle est apparu avant même qu’il puisse envoyer un SMS. Pour copier les contacts, il a dû remettre la SIM dans le smartphone pendant un moment car il avait oublié de les exporter. Ensuite, il s’est avéré que le Nokia devait être démonté et la batterie insérée pour l’allumer. Cela peut sembler une petite chose, mais à l’ère des smartphones, nous ne nous souvenons plus de quelque chose qui constituait autrefois la base. Mais le véritable choc est survenu au moment de la rédaction de la nouvelle. Après quinze ans à taper sur la vitre, mes doigts ont lâché sur le clavier physique. Prédire le texte T9, autrefois salutaire, était désormais une torture. Chaque réponse prenait une éternité et mon pouce manquait SwiftKey après une heure.
Paradoxalement, c’était cela qui était libérateur. Les trois premiers jours, Patrick s’est senti soulagé par l’absence de notifications, la tentation de scroller et toute pression disparue. Le temps d’écran est tombé pratiquement à zéro et les soirées sont soudainement devenues plus longues. Malheureusement, il y a eu une collision avec la vie quotidienne.
Sans cartes, services bancaires mobiles, codes QR dans les restaurants ou même un appareil photo qui ne prend pas de photos comme une pomme de terre, la vie a commencé à se compliquer. Billet de train uniquement dans l’application ? Il faut demander à quelqu’un avec un téléphone. Authentification à deux facteurs au travail ? Cauchemar. La plus grande surprise, cependant, n’a pas été le manque d’Instagram, mais le désagrément du manque d’outils considérés aujourd’hui comme fondamentaux. Il s’avère que le monde moderne suppose que vous possédez un smartphone.
Au bout d’une semaine, le journaliste revient à Galaxy avec soulagement, mais aussi avec une leçon. Les réseaux sociaux ne lui manquaient pas, il lui suffisait de faire avancer les choses efficacement. Il s’avère qu’un dumbphone n’est pas un remède contre la surstimulation, mais seulement une expérience brutale qui montre que nous sommes plus accros aux smartphones qu’on ne le pense.
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