En 2025, des technologies telles que l’intelligence artificielle (IA) et des systèmes d’automatisation de plus en plus avancés changeront à la fois la manière dont les entreprises protègent leurs données et l’ampleur des défis auxquels elles seront confrontées. L'intelligence artificielle est un « produit à double usage » : grâce aux algorithmes, les fusibles des entreprises peuvent atteindre un bien meilleur niveau de protection, automatiser les tâches et détecter les anomalies. Mais la vérité est que l’autre camp utilise exactement les mêmes technologies. L’IA est devenue un outil permettant de mettre en œuvre des attaques précises et dynamiques. Et la boucle est bouclée à ce stade, car pour se défendre contre de telles attaques, les entreprises doivent investir dans des technologies de protection supplémentaires basées sur les mêmes mécanismes avancés.
Des rapports du secteur, notamment les « 2025 Cybersecurity Predictions » de Check Point Software, indiquent que l'intelligence artificielle est désormais l'un des principaux outils des cybercriminels. La création de logiciels malveillants capables de s'adapter à de nouveaux environnements en temps réel ou les attaques de phishing générées par l'IA ne sont que quelques exemples de son utilisation.
L’intelligence artificielle change les règles du jeu. Les cybercriminels l’utilisent pour agir plus rapidement, plus efficacement et plus précisément que jamais. Cela rend les mesures de protection traditionnelles insuffisantes. Les organisations doivent utiliser des solutions basées sur l’IA qui leur permettront de surveiller, prédire et neutraliser les menaces en temps réel avec un haut niveau d’efficacité.
Piotr Szypułka, directeur du département infrastructure informatique chez Polcom
Le rapport Dell Technologies indique que jusqu'à 83 % des entreprises ont été victimes de cyberattaques au cours des 12 derniers mois. Parallèlement, selon l'étude Polcom « Transformation numérique du secteur des PME en 2024-2026. Investissements informatiques, cloud, nouvelles technologies », seuls 11 % des responsables informatiques admettent de graves failles de sécurité. On peut en conclure que de nombreuses organisations ne sont pas au courant des incidents ou les cachent délibérément.
