Hier, la Commission européenne a ouvert une enquête contre Apple, Alphabet et Meta, les accusant d'avoir violé la loi sur les marchés numériques en vigueur sur notre continent.

La Commission accuse les entreprises d'actions violant les dispositions de la loi DMA. Dans le cas de Google, il s'agit de la manière dont il gère le Google Play Store. Une accusation identique concerne Apple et son App Store, ainsi que le fait d'obliger les utilisateurs de ses services à utiliser le navigateur Safari. En vertu de la réglementation DMA, il est interdit aux entreprises technologiques de bloquer les informations informant les utilisateurs qu'ils peuvent bénéficier de solutions moins chères que celles qu'elles proposent par défaut. D’une manière générale, la manière dont ces entreprises ont mis en œuvre la réglementation DMA est inacceptable.

Ce n’est pas la première fois qu’Apple enfreint les réglementations européennes. Ce mois-ci, l'UE a infligé une amende de 1,8 milliard d'euros à l'entreprise après que les experts européens ont constaté qu'elle n'avait pas informé les utilisateurs d'iOS des services d'abonnement musicaux alternatifs et moins chers. Une autre accusation est que la société n'a pas informé les utilisateurs de la possibilité de désinstaller facilement les applications iOS et de modifier les paramètres par défaut. L'étude se concentre également sur la question de savoir si Apple propose activement aux utilisateurs des options pour modifier les services iOS par défaut, tels que le navigateur Web ou le moteur de recherche.

Dans le cas d'Alphabet, la CE vérifie si les résultats de recherche qu'elle affiche sont conçus de telle manière qu'ils obligent les utilisateurs à choisir des options préparées par elle, ignorant les services similaires proposés par les concurrents. Alphabet se défend et affirme avoir récemment introduit des changements importants dans la manière dont ses services fonctionnent en Europe. Alphabet a souligné certains de ces changements. Cela inclut, par exemple, la possibilité pour les utilisateurs d'appareils Android de modifier le moteur de recherche et le navigateur par défaut, ainsi que de faciliter la navigation sur les sites de comparaison dans des domaines tels que les achats ou la réservation de billets d'avion. Toutefois, de l’avis de l’UE, ces changements ne sont pas suffisants.

Une autre enquête de l'UE porte sur la plateforme en ligne développée par Meta. L'année dernière, elle a introduit un modèle d'abonnement sans publicité pour Facebook et Instagram en Europe. La Commission examine actuellement si la manière dont le modèle d'abonnement sans publicité est proposé ou si les conditions du service gratuit sont convenues constituent une violation du DMA. La CE soutient que Meta devrait proposer des alternatives gratuites à ses services payants, moins personnalisées et n'obligeant pas les utilisateurs à consentir à la collecte d'informations sur leur activité.

La Commission a indiqué qu'elle entendait achever l'enquête dans un délai de 12 mois, tout en soulignant qu'elle pourrait être prolongée. Les régulateurs de l’UE informeront les entreprises de leurs conclusions préliminaires et expliqueront les mesures qu’elles devraient prendre pour répondre aux préoccupations. S'il s'avère qu'une entreprise a enfreint le DMA, la commission peut lui imposer une amende pouvant aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial total de l'entreprise. En cas de violations répétées du DMA, ces pénalités pourront être portées à 20 %.

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