Par exemple, le CSAC estime qu'il existe de nombreuses failles de sécurité dans les systèmes à processeur Intel, ce qui signifie que les appareils qui les contiennent échouent souvent et constituent une cible facile pour les pirates. Il affirme également qu'Intel a intentionnellement introduit des vulnérabilités de porte dérobée inconnues dans ses processeurs afin de pouvoir espionner les appareils les contenant. Cependant, il n’a soutenu ces accusations par aucune preuve.

Le CSAC tire la sonnette d'alarme et recommande que les entreprises utilisant des puces Intel soient examinées afin de détecter les vulnérabilités susceptibles de menacer la sécurité nationale de la Chine. Par conséquent, il utilise une rhétorique similaire à celle utilisée par les autorités américaines lorsqu’elles attaquent les entreprises chinoises produisant des équipements électroniques. Cela pourrait être un problème pour Intel, dans la mesure où la Chine représentait 27 % du chiffre d'affaires total d'Intel de 54,2 milliards de dollars l'année dernière. Perdre un tel marché serait un véritable désastre pour Intel.

Intel répond aux accusations en affirmant qu'il respecte strictement les lois et réglementations en vigueur en Chine et donne toujours la priorité à la sécurité et à la qualité de ses produits. L'appel du CSAC à mener un examen de la cybersécurité des produits Intel menace d'intensifier le différend entre Pékin et Washington, qui a restreint l'exportation vers la Chine de puces avancées produites par des entreprises américaines.

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