Cette proposition intervient alors que les gouvernements du monde entier débattent de la manière de contrôler l'utilisation des médias électroniques par les jeunes, y compris les plateformes de médias sociaux. Une telle loi devrait être examinée lors de la prochaine session du Parlement australien, soit fin novembre. S'il est adopté, il entrera en vigueur après douze mois.

Cela signifie que les plateformes comme X, TikTok, Instagram ou Facebook auront alors une année entière pour modifier les règles d'utilisation de leurs services et décider quoi faire des personnes de moins de 16 ans qui possèdent déjà leur compte. Le projet de loi propose que l'interdiction ne s'applique pas aux jeunes qui utilisent déjà les médias sociaux. On ne sait toutefois pas si une telle disposition sera incluse dans le projet de loi.

Les requérants proposent que la charge de la mise en œuvre des dispositions de la loi repose sur les plateformes de médias sociaux, et non sur les parents ou les jeunes eux-mêmes. Il faut dire honnêtement que cette façon de résoudre le problème ne plaît pas à tout le monde. En témoigne une lettre signée par plusieurs dizaines de scientifiques du monde entier, dans laquelle ils s'opposent à cette manière de résoudre ce problème. Selon eux, il s’agit d’un outil trop brutal et ne résoudra certainement pas le problème. Selon les chercheurs, une discussion plus approfondie est nécessaire sur la manière dont les plateformes de médias sociaux mettent en œuvre la sécurité. En choisissant une solution aussi simple, nous risquons beaucoup. Nous serons convaincus d’avoir relevé ce défi, alors qu’en réalité, les adolescents et les parents continueront à se battre, et le problème des médias sociaux disparaîtra de nos yeux et sera proverbialement relégué dans la clandestinité.

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