Des rapports sensationnels sont apparus sur Internet sur les projets de NVIDIA, qui pourraient provoquer le plus grand choc dans l’industrie des PC depuis de nombreuses années, voire des décennies.

Selon un rapport de SemiAccurate, NVIDIA mène depuis plus d’un an des négociations avancées concernant l’acquisition de l’un des principaux fabricants de matériel PC. Bien que les décisions officielles n’aient pas encore été prises, il semble que les négociations soient sur le point d’être finalisées, ce qui pourrait changer à jamais l’équilibre des pouvoirs dans les segments des ordinateurs portables, des ordinateurs de bureau et des serveurs. Une telle démarche permettrait à l’entreprise non seulement d’augmenter ses ventes, mais surtout de renforcer sa position sur le marché des PC.

Il existe trois candidats potentiels au rachat : Dell, HP et Asus. Au vu des chiffres, NVIDIA occupe une position de force unique. Avec une capitalisation boursière astronomique de 4,5 billions de dollars, même Dell, évalué à 121 milliards de dollars, semble être à la portée financière de l’entreprise. Dans le cas des petits acteurs, comme HP (17,17 milliards de dollars) ou Asus (13,55 milliards de dollars), leur valeur boursière ne représente qu’une fraction du pourcentage de NVIDIA. La réaction de la bourse à ces informations a été immédiate : les actions de Dell ont augmenté de 6 pour cent et celles de HP de 4 pour cent, ce qui montre à quel point cette éventuelle transaction suscite de grands espoirs et craintes.

Avantages stratégiques et obstacles réglementaires

La motivation de NVIDIA semble claire : l’acquisition d’un OEM permettrait à l’entreprise de proposer des solutions complètes basées sur ses propres GPU et potentiellement de nouveaux processeurs, ce qui exercerait une pression énorme sur la concurrence. Grâce au contrôle direct de la production, l’entreprise a pu appliquer une politique de prix agressive et assurer une disponibilité prioritaire des composants de ses produits. Cela constituerait un argument puissant dans la lutte pour la domination sur tous les segments du marché, des ordinateurs portables domestiques aux stations de travail avancées.

Il ne faut toutefois pas oublier que même si les parties parviennent à un accord, les autorités antitrust feront obstacle à la fusion. NVIDIA occupe déjà une position dominante sur de nombreux segments du marché des cartes graphiques, il n’est donc pas du tout évident d’accepter de reprendre un si grand fabricant d’ordinateurs. Les organismes de réglementation examineront certainement de plus près si une telle consolidation ne nuirait pas à une saine concurrence et ne conduirait pas à une concentration excessive du pouvoir entre les mains d’une seule entreprise. Quel que soit le résultat final de ces efforts, le fait même de mener des négociations aussi ambitieuses prouve que l’entreprise ne compte pas s’arrêter aux succès actuels et vise à transformer complètement le marché du PC.

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